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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:25

 

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Isabelle habitait avec ses parents une jolie petite maison à l’orée d’une vaste forêt. Son père était bûcheron et sa mère couturière. Isabelle avait six ans. Elle était intelligente, vive, toujours joyeuse et, par-dessus tout, elle adorait les animaux.

Elle avait apprivoisé un petit écureuil : Noisette, c’était le nom qu’elle lui avait donné. Le petit animal ne manquait jamais de venir chaque matin à sa fenêtre manger les délicieux gâteaux que la fillette confectionnait à son intention. Tous les matins, c’était la fête !

« Regarde, Maman, comme il est mignon ! Il a de toutes petites mains ! » disait-elle.

 

Or un matin, Noisette ne vint pas. Isabelle l’attendit, l’attendit, mais en pure perte. Elle eut beau l’appeler encore et encore, l’écureuil ne donna aucun signe de vie. Folle d’inquiétude, et sans avoir pris la peine d’en avertir ses parents, elle se mit à courir en direction de la forêt. Noisette ne pouvait être que là ! Mais que lui était-il arrivé ?

La forêt recèle une foule de dangers, son père et sa mère le lui répétaient souvent, et puis surtout il y avait la Galipote, un horrible monstre dont tout le monde parlait et qui vivait là…

Mais Isabelle à cet instant n’avait qu’une idée en tête : retrouver son petit compagnon !

Elle s’avança résolument dans le sous-bois baigné de brume. Les branches mortes craquaient sous ses pas. Le soleil dardait ses premiers rayons au travers du feuillage. Une odeur de champignon s’élevait de la terre humide de rosée.

« Noisette ! Noisette ! Où es-tu ? »

Un geai, dérangé par le bruit, la frôla de son aile en poussant son cri perçant. Isabelle sursauta. Dans un fourré tout proche, il y eut comme un bruit de feuilles froissées. La fillette pressa le pas, marchant toujours au hasard. Elle arriva bientôt dans une clairière et soudain s’arrêta net.

Il lui semblait entendre un petit cri, comme une plainte dans les hautes herbes. Elle se pencha et, sous une touffe de fougères, découvrit Noisette, la patte prise dans un collet. Il gémissait en essayant vainement de se dégager. Avec mille précautions, Isabelle desserra le nœud et prit son petit ami sur son cœur. L’écureuil n’était pas blessé, il avait juste la patte endolorie. Quelle joie de l’avoir retrouvé ! Il y en eut des rires et des caresses !

« Maintenant, il faut rentrer à la maison, lui dit Isabelle, papa et maman s’inquiètent peut-être. Voyons, où suis-je passée pour venir jusqu’ici ? »

Mais tous les arbres se ressemblaient. Cette clairière était immense !

Soudain, Isabelle se souvint de la Galipote. Elle serra d’autant plus fort Noisette sur sa poitrine. Dans quelle direction aller ? Il fallait se rendre à l’évidence : elle s’était bel et bien égarée ! Une grosse larme roula sur sa joue. C’est alors qu’elle ressentit une impression étrange : on aurait dit que quelqu’un ou quelque chose l’observait !

Elle se retourna vivement et Noisette en profita pour s’échapper.

 

Fin de la première partie

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commentaires

ANTONI 08/11/2011 17:56



Plus qu'un poète, Alain Gautron est un formidable conteur, ce qui est tout sauf une surprise. A part ça, il est particulièrement pénible cet écureuil ! Vite, la suite...



ecureuilbleu 01/11/2011 20:41



Ton conte est vraiment réussi et devrait beaucoup plaire aux enfants. Bisous et bonne pause



Blanche DREVET 28/10/2011 16:12



comme tous tes lecteurs et lectrices, je suis impatiente de connaître la suite pour la raconter à mon petit Johan ! Alain, tu n'es pas qu'un fabuliste enchanteur , tu es un merveilleux conteur !
A tout de suite !


Blanche



Charlie 27/10/2011 17:55



Encore, encore !!


J'adore les histoires, les histoires que l'on se lit, que l'on écoute, en voyage dans son imaginaire et les yeux qui ne tardent point à se fermer...


J'aime toujours, je les raconte le soir à un petit ami des grenouilles...je vais t'emprunter la tienne pour nos futures lectures, si tu veux bien...


Gros bisous à vous deux de nous...



Hélène Carle 26/10/2011 19:05



Ah! non!... La suite! La suite! La suite! Donnez-moi des nouvelles de la petite, vite!


Hélène*


en souriant



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Alain GAUTRON    

 

 

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70 fables en vers

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par Yveline  (yg86)

150 pages

 

Ed. : TheBookEdition

 

Dans la rubrique "Rechercher un livre"

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PARLANGHE POITEVIN

 

 


L’imaginaire hameau de La Beurlandrie, de la non moins imaginaire commune de Taupignac, véritable petit « Cloche-Merle » du Poitou, nous livre ici tous ses secrets. Dans une suite de courtes histoires reliées un peu à la manière d’un roman, l’auteur nous raconte, dans une langue truculente, les dires, les faits et gestes, les espoirs et les déboires de La Jheanne, La Simoune, Le Bicognard, La Grimaude, le thiuré, Sébastien l’facteur, et pi bin d’autes…
Alain Gautron est né en 1948 et a passé toute son enfance à Charroux. Dans ses textes, il retrouve son parler familial, le poitevin méridional commun au sud-Civraisien (sud de la Vienne) et au Ruffécois (Charente poitevine). — Préface d’Yves Gargouil, maire de Charroux et vice-président du Conseiller général de la Vienne.
En fin d’ouvrage, Eric Nowak propose une petite étude sur la langue de l’auteur, et la resitue dans l’ensemble poitevin et saintongeais.

Editions PyréMonde juillet 2009

 

Vient de paraître :

 

 

Patois 01 Nowak

 

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rose notes

 

 


DIFFERENCES


Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

Notre Histoire est un long voyage ...

Les peuples ont mêlé leur sang.

Aberration, ce "Pur Lignage",

Celui dont tu te dis l'enfant !

 

N'es-tu pas Celte ou  fils de Rome,

D'Afrique, berceau des Humains,

Etre cosmopolite en somme,

Riche de tes parents lointains ?

 

Rien ici-bas n'est étranger,

Et si la haine fait recette,

C'est que notre oeil est abonné ...

Au petit bout de la lorgnette !

 

Mille couleurs et  non l'unique

Font tout le charme d'un décor.

Pourrait-on parler de musique

S'il n'existait qu'un seul accord ?

 

Ce sang qui coule dans nos veines

Porte en lui tous les souvenirs

De la grande Famille Humaine

Et tant d'Amour qui veut grandir !

 

Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

AG

A bientôt !

 

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