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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 07:47

Marcel Lelièvre et Juliette Latortue, deux amis d’enfance, sont attablés à la cafétéria du supermarché. Ils prennent l’apéritif, les deux chariots contenant leurs achats à côté d’eux.

 

Marcel - A ta santé Juliette !

Juliette - A la tienne, Marcel, et à ma victoire !

Marcel - Ta victoire, ta victoire …

Juliette - Oui, à ma victoire ! J’ai gagné, non ?

 

Arrive Germain Lafontaine, un ami.

 

Germain - Qu’est-ce que tu as donc gagné, Juliette ?

Juliette - Ah ! Bonjour, Germain ! Ce que j’ai gagné ? Mais mon pari, tiens !

Germain - Quel pari ?

Juliette - Avec Marcel, on avait parié à celui qui irait le plus vite à faire ses courses.

Germain – Vous ne changerez pas, vous deux ! Tu as parié, toi, Juliette, avec cette jambe dans le plâtre ? Mais qu’est-ce qui t’est arrivé d’abord ?

Juliette – Rien, une chute de ski, le tibia en compote, mais ça va mieux.

Germain - Ce genre de pari, c’est vraiment idiot, dans ton état et avec tes béquilles !

Marcel – C’est ce que je lui ai dit, mais elle a tellement insisté, tu la connais.

Germain - Et c’est elle qui a gagné ?

Marcel - Ben, oui.

Germain – Incroyable ! Pourtant toi, Marcel,  avec tes  grandes jambes, tu aurais pu  facilement …

Juliette - Tu parles, il est tellement dans la lune qu’il lui faut une heure pour trouver une boîte de sucre !

Marcel - Oh ! Une heure, n’exagérons rien ! C’est surtout que … j’ai été retardé !

Germain - Vous aviez tous les deux la même liste de courses, j’imagine  ?

Juliette - Evidemment !

Germain - Qu’est-ce qui t’a retardé, Marcel ?

Marcel- …

Juliette - Il ne te répondra pas, mais moi, je vais te le dire !

Marcel - Juliette, non !

Juliette - Il a rencontré sa bonne amie !

Germain - Quelle bonne amie ?

Juliette – Lili, la fille du rayon fruits et légumes, pardi ! Sous prétexte d’acheter des carottes ! Je te rappelle d’abord que les carottes, ça n’était même pas dans la liste !

Marcel -Je croyais … et puis j’aime bien les carottes, moi. Lili aussi, je l’aime bien.

Juliette- Celle-là … et puis les autres !

Marcel – Qu’est-ce que tu vas chercher ?

Juliette - Tu vois comment il est !

Marcel -Et puis aussi, j’ai été retardé à la caisse !

Juliette - Oui, j’ai vu ! Germain, tu sais pourquoi il a été retardé à la caisse ?

Germain – Ma foi non.

Juliette - C’est parce que Monsieur-le-séducteur a demandé à la caissière son numéro de portable. Alors forcément, le temps qu’elle cherche, l’écrive sur un papier, cette nunuche, ça a pris du temps !

Marcel - Oh ! Toi, évidemment, tu fais tes courses le nez sur ta liste, tu ne vois jamais  rien d’autre !

Juliette - Je suis efficace, moi, et voilà pourquoi j’ai gagné ! Tralala ! Allez, Germain, je t’offre un verre.

Germain - Et l’enjeu, c’était quoi ?

Juliette - Une boîte de chocolats. Tiens, au fait, Marcel, la boîte de chocolats, tu l’as bien achetée ?

Marcel - Attends, je cherche. (Il fouille dans son chariot.)

Juliette - Alors ?

Marcel - Ben non, j’ai dû oublier. Attendez-moi, j’y retourne, j’en ai pour deux minutes !

Juliette - Tu sais au moins où se trouve le rayon des chocolats ?

Marcel - Heu …

Juliette - Tu le verras facilement, il est juste à côté du rayon fruits et légumes !

 

AG

 

 

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 10:43

« Bonjour Monsieur du Corbeau !

― Croa, croa ! Bonjour Monsieur. A qui ai-je l’honneur ?

― Excusez-moi, j’aurais dû me présenter d’abord : Emilien Lapibole. Je suis le dernier descendant d’Emile, vous savez, Emile de Jean-Jacques Rousseau.

― Le meunier ?

― Pourquoi le meunier ?

― Parce qu’il s’appelle Jean-Jacques Rousseau !

― Tiens, quelle coïncidence ! Non, je parle de Jean-Jacques Rousseau le philosophe. Vous connaissez ?

― Ma foi non. Voltaire, je connais, mais pas Rousseau.

― Bon, peu importe. Voici ce qui m’amène : mon illustre ancêtre …

― Jean-Jacques Rousseau !

― Oui.

― Mais pas le meunier !

― Non, pas le … enfin, lui donc, se posait de nombreuses questions au sujet du fromage de la Fable. Vous voyez de quoi je veux parler ?

― Hélas ! Oui. Chez nous, l’histoire se raconte de père en fils, mais à mots couverts, car elle n’est pas tout à fait à la gloire de notre aïeul, vous en conviendrez. Enfin, le passé est ce qu’il est, pas vrai ? Croa. Par contre, elle ne dit pas de quel fromage il s’agissait.

― C’est fâcheux. Moi qui croyais …

― Que voulez-vous, mon ancêtre ne savait pas lire les emballages, et puis il n’a pas eu le temps de goûter ledit fromage !

― C’est juste, je n’y avais pas pensé.

― Croa !

― Monsieur de La Fontaine n’est pas là non plus pour en parler. Je vais donc  mener ma propre enquête et essayer de résoudre le mystère.

― Bonne et  courageuse idée, cela m’intéresse également.

― Mais tout d’abord, pourriez-vous me dire s’il existe en ces lieux un arbre- perché ?

― Un arbre-perché ? Oui, bien sûr, d’ailleurs vous pouvez le voir d’ici. C’est le vieux chêne près du moulin.

― Merci beaucoup. Je m’y rends de ce pas.

― Puis-je vous y accompagner ?

― Volontiers, mon ami, j’allais vous en prier. »

 

Quelques minutes plus tard, sous le chêne.

 

« Cher ami, avez-vous une idée concernant la branche sur laquelle se tenait votre bien-aimé et malchanceux ancêtre ?

― La tradition dit qu’il se tenait sur celle-ci. Croa !(Il indique de l’aile une maîtresse branche et joignant le geste à la parole, va s’y percher.)

― Bien. Compte tenu de la gravité, le fromage a donc dû choir à cet endroit. (Il fait une marque au sol.) Des miettes se seront forcément répandues … Je les retrouverai !

― Sans doute, mais ...

― (Désignant le moulin) Peut-être le meunier sait-il quelque chose …

― Jean-Jacques ? Pensez-vous ? Il ne sait rien. Ce paresseux ne pense qu’à dormir ! On m’a même dit que depuis quelque temps, il s’est mis à écrire des vers, vous imaginez, des vers ! … Pour Héloïse !

― Héloïse ?

― Sa fiancée ! Enfin, si on veut, moi ce que j’en dis ...

― Tiens, tiens ! … Bon, et le renard, si on demandait au renard ? 

― Comment ?Ah ! Non, Monsieur ! Que le nom de ce triste personnage ne soit jamais prononcé en ma présence ! On a sa fierté ! Croa !

― Je comprends. Pardon, j’ai dit cela sans penser à mal. Tant pis. Je vais donc creuser. Le grand Jean-Jacques a émis trois hypothèses : “fromage de Suisse, de Brie ou de Hollande”. Nous allons bien voir … 

― N’a-t-il pas été aussi question de croûtes de Munster ? J’ai vu un film qui …

― Pure divagation, cher ami ! J’écarte formellement cette possibilité ! 

― Comme vous voudrez. Mais il se fait tard. Permettez quant à moi que je vous abandonne provisoirement à vos fouilles. Je me rends au théâtre voir une pièce qui m’a-t-on dit est fort édifiante.

― Laquelle, sans être indiscret ?

 ―“Les Corbeaux” d’Henry Becque ! »

 

Aux dernières nouvelles, Emilien creuse toujours.

 

AG

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 09:12

« Bonjour Blanche-Neige !

Bonjour Madame. Qui êtes-vous ?

― Une pauvre vieille marchande de pommes. Tenez, en voici une, une belle pomme bien rouge. Croquez, vous m’en direz des nouvelles !

― Désolée, je n’aime pas les pommes, et surtout pas les pommes rouges. Ce serait une Golden, à la rigueur …

― Juste un petit morceau !

― Non ! Vous voyez bien que je suis en train de me maquiller. Je vais au bal ce soir.

― Oh ! S’il vous plaît …

― Non et non !

― Pour les nains, alors ?

― Que voulez-vous qu’ils fassent d’une seule pomme ? Ils sont sept quand même !

― Ah ! Misère de misère ! (Elle se met à pleurer.)

― Pourquoi pleurez-vous ?

― Mon mari me battra si je n’ai pas vendu cette pomme !

― Que me chantez-vous là ? Tenez, allez chez Cendrillon, c’est ma voisine. Son cocher m’a dit qu’elle adorait les pommes, les citrouilles aussi, si vous en avez à vendre ...

― Alors vous ne la voulez pas ?

― Je vous ai dit que non. Et puis je suis pressée. Mon fiancé va arriver d’une minute à l’autre et je ne serai pas prête !

― Quel fiancé ?

― Comment quel fiancé ? Mais le Prince, voyons !

― Ah ! Mais attendez ! Là, ça change tout ! Normalement, vous deviez croquer la pomme, vous endormir et …

― Mais c’est fini, tout ça ! C’était l’ancienne version du conte, d’ailleurs elle était beaucoup trop longue et j’y avais l’air vraiment trop nunuche. Non, maintenant les lecteurs aiment les histoires beaucoup plus enlevées !

― Alors et moi, qu’est-ce que je vais devenir ?

― Retournez à votre miroir !

― Vous êtes cruelle, Blanche-Neige. Vous savez très bien ce qu’il va me répondre. Vous, par contre, vous êtes vraiment lumineuse, vous êtes la plus belle !

― Oh ! Vous savez, je n’y suis que pour peu de chose. C’est surtout cette crème qui …

― Une crème … magique ?

― En quelque sorte. C’est le Prince qui me l’a offerte pour mon anniversaire.

― Comment s’appelle-t-elle ?

― La crème Boréal. Tenez, je vous en offre un tube, après tout, vous le valez bien ! »

AG

 

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 07:11

     « Allô ?

-         Bonjour, Madame. Je me présente : Maître Lapibole. Etes-vous Mademoiselle Lepetitchaperonrouge ?

-         Non, je suis sa mère. Je vais vous l’appeler.

-         Je vous en remercie.

-         Allô ?

-         Mademoiselle Lepetitchaperonrouge ?

-         Ben oui ! Qu’est-ce que vous m’voulez ?

-         Je suis Maître Lapibole, l’avocat de Messire Loup. Je viens d’apprendre que vous avez déposé une plainte contre lui ce matin. C’est bien exact ?

-         Je veux, mon n’veu ! Et plutôt deux fois qu’une !

-         Je vous comprends, avoir dévoré votre grand-mère, c’est une chose qui ne se fait pas … Mais il a des circonstances atténuantes, vous savez. Depuis six mois, il vit en ermite, ne se nourrissant que de racines et de Vache-qui-rit, alors, quand il a vu votre grand-mère,  … pardon, si dodue … pensez, ses nerfs ont lâché. Vous pouvez le comprendre n’est-ce pas ?

-         Qu’est-ce que j’en ai à faire ? Les loups mangent les grands-mères, c’est connu, et puis après ? J’vois pas où est le problème !

-         Ah ? … Mais vous ne portez pas plainte parce qu’il a dévoré votre grand-mère ?

-         Mais pas du tout !

-         Alors pourquoi ?

-         Vous m’demandez pourquoi ! M’man, tu l’entends, il me demande pourquoi !

-         Oui, pourquoi ?

-         Mais pour vol, gros malin !

-         Vol ? Et vol de quoi ?

-         Vol de DVD, pardi !

-         Vous plaisantez, j’espère !

-         Moi ? Jamais quand i’ s’agit d’honnêt’té ! Il a volé tous les DVD de films d’horreur de ma grand-mère et son coffret à bijoux par-dessus l’marché ! Ma grand-mère adorait les films d’horreur.

-         Ah  bon ? … Mais au fait, maintenant que vous le dites, j’ai vu en effet chez Messire Loup une grande quantité de DVD sur une étagère, et quand je suis entré chez lui, il était occupé à regarder un film …

-         Vous voyez !

-         J’ai même remarqué qu’il sanglotait, et quand je lui en ai demandé la raison, il m’a répondu que de nos jours, personne n’avait plus peur de lui, alors il avait eu l’idée, après avoir commis son … forfait, d’emprunter ces films, histoire d’y découvrir de nouvelles techniques pour effrayer les gens. Il voulait faire de la formation continue, en somme … ce qui est tout à son honneur !

-         Vous allez m’ faire pleurer !

-         Ne plaisantez pas. Le monde a bien changé, et vous-même, je le suppose, ne portez plus votre adorable petite cape rouge !

-         Ah ! Ah ! Manquerait plus que ça ! J’suis jean, baskets et blouson de cuir, si vous voulez savoir !

-         Je m’en doutais. Alors, maintenez-vous votre plainte contre ce pauvre loup diminué qui n’est plus que l’ombre de lui-même ?

-         Bah, j’veux pas la mort du pécheur … D’accord, je la retire, mais à une condition :  rapportez-moi le coffret demain matin sans faute !

-         Et les films ?

-         Qu’il les garde, ça m’est égal !

-         Vous êtes bien bonne, Mademoiselle. Je vous le rapporterai. Ce coffret, je l’ai vu sur la table de Messire Loup. Il m’a dit d’ailleurs qu’il n’avait pas réussi à l’ouvrir.

-         Ben, heureusement ! A demain matin. Sans faute, vous avez entendu,       sinon … 

-         Entendu. Avec mes remerciements et mes hommages à Madame votre mère.

-         Salut ... (Elle raccroche.) Tu parles d’un blaireau ! »

-  Pourquoi tu veux récupérer ce coffret ? Elle n’avait pas de bijoux ta grand- mère.   

-    Mais M’man, c’est pas des bijoux qu’il y a dedans !

-         Alors quoi ?

-         Le 357 Magnum que j’y avais caché au cas où il y aurait une perquis’ chez nous. J’en ai besoin pour le braquage de la semaine prochaine ! »

 

AG

 

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Bonjour Et Bienvenue !

  • : La Plume Bleue
  • : La Plume bleue est un blog de poèmes et nouvelles écrits simplement au fil des jours, de l'actualité, des événements de la vie. Vous y trouverez également des textes en "parlanjhe" poitevin. Bonne visite !
  • Contact

 

Bonjour et bienvenue !

Alain GAUTRON    

 

 

Mon second blog :

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Fables et écrits courts

 

 

 

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dessin PG 01

 

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  "La prose de la vie nous permet de survivre.

Mais vivre, c'est vivre poétiquement."

 

Stéphane HESSEL

(Le chemin de l'espérance)

 

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couverture

 

70 fables en vers

illustrées de photos en noir et blanc

par Yveline  (yg86)

150 pages

 

Ed. : TheBookEdition

 

Dans la rubrique "Rechercher un livre"

taper : FABLES

 

 

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à Line


Rechercher


L'homme d'un seul livre,

comment peut-il être libre ?

 

 

"Que la jeunesse y prenne garde !

Qu'elle n'aliène jamais sa conscience au bénéfice d'un parti, d'une idéologie, d'un homme !"

André Frossard


"La pollution de la planète n'est qu'un reflet extérieur d'une pollution psychique intérieure, celle de millions d'individus inconscients qui ne prennent pas la responsabilité de leur vie intérieure." Eckhart Tolle

Aplumedor

Merci Line

 

 

gentillesse

 

Merci Sonya


 

Blog d'or
décerné par Lee Rony
le 30/07/09
Je le remercie
très chaleureusement.





Coeur de l'Amitié
Merci à
Bilitis
et Channig



Certificat
s
Merci à
Didier


certificat
prix-2010

Merci Emma

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Merci Sissi
plume bleue

PARLANGHE POITEVIN

 

 


L’imaginaire hameau de La Beurlandrie, de la non moins imaginaire commune de Taupignac, véritable petit « Cloche-Merle » du Poitou, nous livre ici tous ses secrets. Dans une suite de courtes histoires reliées un peu à la manière d’un roman, l’auteur nous raconte, dans une langue truculente, les dires, les faits et gestes, les espoirs et les déboires de La Jheanne, La Simoune, Le Bicognard, La Grimaude, le thiuré, Sébastien l’facteur, et pi bin d’autes…
Alain Gautron est né en 1948 et a passé toute son enfance à Charroux. Dans ses textes, il retrouve son parler familial, le poitevin méridional commun au sud-Civraisien (sud de la Vienne) et au Ruffécois (Charente poitevine). — Préface d’Yves Gargouil, maire de Charroux et vice-président du Conseiller général de la Vienne.
En fin d’ouvrage, Eric Nowak propose une petite étude sur la langue de l’auteur, et la resitue dans l’ensemble poitevin et saintongeais.

Editions PyréMonde juillet 2009

 

Vient de paraître :

 

 

Patois 01 Nowak

 

blason-Poitou-Charentes.jpg

Tour Charlemagne

Catégories

Merci de votre visite !

 

 

 

rose notes

 

 


DIFFERENCES


Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

Notre Histoire est un long voyage ...

Les peuples ont mêlé leur sang.

Aberration, ce "Pur Lignage",

Celui dont tu te dis l'enfant !

 

N'es-tu pas Celte ou  fils de Rome,

D'Afrique, berceau des Humains,

Etre cosmopolite en somme,

Riche de tes parents lointains ?

 

Rien ici-bas n'est étranger,

Et si la haine fait recette,

C'est que notre oeil est abonné ...

Au petit bout de la lorgnette !

 

Mille couleurs et  non l'unique

Font tout le charme d'un décor.

Pourrait-on parler de musique

S'il n'existait qu'un seul accord ?

 

Ce sang qui coule dans nos veines

Porte en lui tous les souvenirs

De la grande Famille Humaine

Et tant d'Amour qui veut grandir !

 

Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

AG

A bientôt !

 

oiseau de l'amitié

 

 


couronne noel








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Ferrat 03

 

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