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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:49

 

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- Elle est incroyable, votre histoire ! Quelle chance que nous vous ayons rencontrés !... Voilà, j'ai tout noté... La maîtresse va être contente, elle qui nous avait demandé d'écrire un conte merveilleux ! Dommage qu'il pleuve ; mon cahier est tout mouillé !
- Alors c'est là qu'elle était cette grande maison ?
- Non, ce n'était pas une maison, c'était un sâteau, un très zoli sâteau avec des tours et un donzon ! Pas vrai Pelusse ?
- Ch'est vrai !
- Et des murailles hautes comme ça, comme les grands peupliers que tu vois, là-bas !
- Tu les as vues, toi, Peluche ?
- Non, ch'est notre arrière-papi qui nous l'a raconté. Depuis, tout a dichparu, ch'est dommache … Ch'est un chardin public maintenant.
- Tu sais si le donjon était rond ou carré ? Parce que j'aimerais bien faire aussi le dessin du château.
- Ça, il ne nous a pas dit... Mais l'intérieur était très beau, avec des tentures et des obzets précieux partout !
- Et votre arrière-papi, qu'est-ce qu'il faisait dans ce château ?
- Il était le mazordome.  Il avait fière allure avec son sapeau, ses grandes BOTTES et son épée au côté ! On a un tableau de lui à la maison. C'était un personnaze très important !
- Oui, le plus important après le marquis... et cha dame évidemment !
- Je comprends, après tout ce qu'il avait fait pour son maître, il lui devait bien ça !
- Merci mes amis, merci beaucoup ! Restez sous le parapluie, nous allons vous reconduire chez vous. Au fait, où habitez-vous ?
- Zuste à côté, rue Sarles Perrault !

AG

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 18:38

canards

 

Fablounette à l’imitation du « Renard et les raisins »

De Jean de La Fontaine

 

Certain canard âgé, d’autres disent halbran,

Se trouvait chaque nuit condamné à la veille,

La faute à des renards bruyants

Faisant bombance sans pareille.

 

Plutôt que d’en parler à quelque magistrat,

(Des renards il pouvait tout craindre),

Il fit donc à grands frais ... isoler sa villa !

Aurait-il mieux fait de se plaindre ?

AG

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 07:41




―Bonjour Tonton Emile !

―Oh ! C’est vous, Princesse ! Bonjour Princesse ! (Il fait la révérence) Quel honneur pour ma modeste boutique !

―Tonton Emile, pas de manières entre nous ! Tu m’as vue au berceau, tu m’as connue quand j’étais Cendrillon, et moi je t’ai toujours appelé Tonton Emile, non ?

―Oui, bien sûr … Mais maintenant, tout a changé …

―Rien n’a changé entre nous ! Et puis nous sommes seuls. Dis-moi tu comme avant !

―Si v… si tu veux.

―Ah ! Voilà qui est mieux ! … Tonton, il me faudrait de nouvelles chaussures, s’il te plaît.

―Mais je t’en ai fait cinq paires la semaine dernière !

―Oui, mais celles-là, c’est pour le dimanche …

―Ah ?

―Oui, le dimanche, le Prince … C’est un romantique … Oh ! Je l’adore ! Le Prince, donc,  tient absolument à ce que le dimanche je porte mes pantoufles … enfin, tu sais …

―Tes pantoufles de v …

―Oui,  les deux, et à tour de rôle !

―Pourquoi les deux ?

―Mais tu sais bien, à cause de l’orthographe ! Les conteurs auraient pu faire attention ! J’en ai une paire en verre, v-e-r-re et une autre en vair, v-a-i-r. Tu comprends ?

―Alors qu’est-ce qui te chagrine ?

―La paire en verre me fait très mal aux pieds, et l’autre très mal au cœur !

―Pour la première, je veux bien, mais pour l’autre …

―Mais Tonton, tu songes à ces mignons petits écureuils qu’il faut tuer pour réaliser ces chaussures ? Cela me rend malade rien que d’en parler ! Tiens, j’ai envie de pleurer … (Elle essuie une larme.)

―Je n’y vois guère de solution … Tu pourrais parler au Prince …

―Oh ! Non, je craindrais de le froisser. C’est pour lui tellement important ! Je ne supporterais pas de le voir triste !

―Il te faudrait, si je comprends bien, des imitations, mais en plus …

― … Confortables ! C’est tout à fait ça ! Oh ! Tonton, je t’en prie, trouve quelque chose !

―Il y aurait peut-être un moyen, mais …

―Lequel ? Dis-moi vite !

―Dans la rue voisine habite un vieux mage de mes amis, peut-être pourrait-il faire quelque chose …

―Comment s’appelle-t-il ?

―Le mage Héram ... Bon, écoute. Tu m’attends ici, j’en ai pour un instant. As-tu les pantoufles ?

―Oui. Tiens, les voici.

―Merci. Assieds-toi, je reviens. Il y a là sur la table des parchemins quelque peu récréatifs pour faire patienter les clients. Tu peux les consulter en m’attendant.

 

(Emile sort. Cendrine prend un parchemin et lit. Un quart d’heure après il revient de chez Héram , un sac sous le bras.)

 

―Voici tes chaussures, ma belle !

―Oh ! Merci Tonton ! Comme elles sont souples, celles en verre ! Et les autres, on dirait vraiment de la fourrure ! Quelle est cette matière ?

―Une matière que nos alchimistes n’ont pas encore inventée. Le mage est allé la chercher dans les siècles futurs. Il appelle cela de la matière “plastique” !

―Merveilleux ! Oh ! Que je suis heureuse ! Combien te dois-je ?

―A moi rien, sinon la promesse de revenir me voir ! Quant au mage, je me suis permis de lui laisser les originaux en paiement. Il est collectionneur et les a installés à la place d’honneur dans sa vitrine. Il est ravi.

―Tu as très bien fait ! Merci encore, Tonton, et à très bientôt ! (Elle l’embrasse avec effusion et sort.)

 

Ainsi, les chaussures que porte la Princesse Cendrillon le dimanche sont des imitations !

J’ai longtemps hésité avant de révéler ce secret, mais j’en avais trop lourd sur la conscience, il fallait que la vérité éclate un jour.

Par contre, il serait bon que tout cela ne vienne pas aux oreilles du Prince. Je compte sur votre amicale discrétion !

 

AG

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 07:22


 

Suite de la fable de Jean de La Fontaine :

“La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf ”

 

Lorsque “la pécore” explosa,

Les habitants du voisinage,

Attirés par ce grand fracas,

Se ruèrent vers le rivage.

 

Parmi la foule bigarrée

De batraciens gros et petits,

Bousculant toute la mêlée,

Jaillit comme un trait … le mari !

 

Il se planta devant le bœuf

Et l’invectiva, plein de haine :

“C’est toi qu’as embrouillé ma meuf ?

Je vais te crever la bedaine !”

 

(Vous noterez que son langage,

Dans le contexte, est malséant,

Mais il était de mœurs sauvages,

Et d’un naturel affligeant !)

 

Il avalant l’air avec force,

Et s’enfla, plus gros qu’un ballon.

L’instant d’après, bombant le torse,

Il ressemblait à un dragon !

 

Quand à son tour il … éclata,

Le bovin songea : “Il me semble

Qu’ici l’adage est adéquat :

Gens qui se ressemblent s’assemblent !”

 

(Vous noterez que son langage

Dans le contexte, est bienséant :

Il avait brouté des herbages

Près du seizième arrondiss’ment !)

 

AG

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:15



A ces mots, Maître Chat, approuvant la Fourmi,*

A danser convia commère la Cigale.

Coup de patte par-là et coup de dents par-ci,

Le matou débordait d’une joie sans égale.

 

La Cigale au contraire, était d’un autre avis,

Craignant à tout instant des crocs l’issue fatale,

En pleurs, numérotant ses frêles abattis.

Plus question de beaux vers, de lyre ou de chorale !

 

J’arrivai à propos pour clôturer le bal,

Et comme le félin justifiait ses manières,

A tous ses arguments je mis le point final :

Vit-on jamais danseur croquer sa cavalière ?

 

Il en a convenu, c’est un chat délicat.

M’ayant remercié, la Cigale est partie

En boitillant un peu et n’ayant qu’une envie :

Porter contre Minet plainte au commissariat !

 

 

* Celle qui n’est pas prêteuse

 

AG

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:22

 

Chacun connaît l’histoire de Blanquette, la chèvre de Monsieur Seguin, son échappée dans la montagne, et sa fin tragique, mais ce que l’on ignore, c’est …

Et si je commençais plutôt par le commencement ?

 

Il y a quelques temps, un maçon a été demandé à Fontvieille, au moulin d’Alphonse Daudet, afin d’y effectuer une réparation sur un mur intérieur. Après avoir dégagé l’endroit abîmé, quelle ne fut pas sa surprise de voir apparaître un petit coffret de bois logé entre deux pierres.

Il appela aussitôt le responsable, et avec d’infinies précautions, tous deux dégagèrent l’objet. Que contenait-il ? Plusieurs feuilles d’un papier jauni couvert d’une écriture encore très lisible et portant le titre : “La chèvre de Monsieur Seguin !”

Mais ce n’était pas l’histoire que nous connaissons et que bien des écoliers ont apprise par cœur. Ah ! Non, la fin, surtout !

Le responsable décréta qu’il ne fallait pas divulguer ce document avant qu’il en ait référé au Ministère de la Culture. Il se hâta donc d’aller téléphoner, laissant le soin au maçon de remettre le coffret à la place où il l’avait trouvé avec les papiers dedans. Les réparations attendraient.

En fait, l’affaire n’eut pas de suite, on ne sait pour quelle raison. Le responsable du moulin colmata lui-même le mur avec le texte dedans, le soir même à la dérobée, après le départ des derniers visiteurs. Pourquoi cet écrit avait-il été conservé ?  Daudet comptait-il le publier ? Autant de questions sans réponse à ce jour.

 

Le rusé maçon, quant à lui, profitant du bref moment où il avait été seul,  avait photographié le texte grâce à son téléphone portable !

Si je vous dis que cette personne est un cousin germain à moi du côté maternel, vous comprendrez aisément comment le texte est arrivé entre mes mains.

Bien entendu, la publication de ce document est illégale, mais je compte sur votre discrétion pour ne pas ébruiter la chose. Je n’aimerais pas que mon cousin ait des ennuis.

 

Voici donc la seconde partie, la plus surprenante, celle où il est écrit :

 

“Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et …Blanquette se redressa alors, et s’adressant soudain au loup :

 

- T’entends c’que j’entends, Loup ?

- Quoi ?

- Là, dans la vallée !

- Je n’entends rien, voyons, vous divaguez, ma chère !

- T’es sourd, en plus !

- Mes tympans sont détruits, vos cornes en sont la cause !

- Pauv’chou ! C’est un autobus, tu l’vois à présent ?

- Ah ! Oui je l’aperçois. Il est beau. Et alors ?

- Qu’est-ce qu’y a dans l’autobus ?

- Des touristes, je pense, enfin je l’imagine.

- Voilà ! On y est ! Y a pas que d’l’air dans ton cerveau ! Alors qu’est-ce qu’on fait là, maintenant ?

- Je m’en vais de ce pas vous dévorer, ma belle !

- Je m’en vais gna gna gna … Et y parle en alexandrins, en plus ! Tu sais qu’t’es lourd, toi ! Me dévorer, pauv’ pomme ! Tu crois pas qu’y a mieux à faire que de se taper dessus ?

- Mais moi j’ai un peu faim, ce combat m’a creusé !

- Y a pas de mais ! Voudrais-tu te faire un max de blé ?

- De blé ? Mais à quoi bon ? Est-ce une devinette ?

- Mais non, de l’oseille, de la tune, du fric, de l’argent, quoi !

- Hélas, je voudrais bien, mais avec cette crise …

- Qu’il est bête, cet animal ! Fais-moi confiance, mon coco, j’ai ton affaire, on va être riches ! Tiens, aide-moi à me relever et allons sous la cascade nous laver un peu. Y en a besoin, on s’est mis minables, surtout toi. Viens, j’vais t’expliquer !

 

Ce qui s’est passé ensuite, si vous voulez le savoir, “allez le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse …”*

Toujours est-il que quelques semaines plus tard, les touristes eurent l’heureuse surprise de découvrir, juste au départ des sentiers de randonnée, une charmante petite guinguette baptisée  “Chez Loulou et Lolotte”.

Elle est tenue par Blanquette qui a changé son nom qu’elle jugeait trop commun, et le Loup qui est devenu poète sous le pseudonyme de Loulou. La terrasse ne désemplit pas, et chaque soir, les deux compères comptent leur fortune en poussant des cris de joie.

Lolotte fait le service et dirige tout, tandis que Loulou fait la cuisine et la vaisselle et, quand il a fini, récite des vers aux clients.”

 

Mais comme on disait chez nous autrefois, dans le Poitou : “Ol’est pas li qui cope le farci !” (Ce n’est pas lui qui porte la culotte !) Juste retour des choses, non ?

 

*Emprunt au texte, le vrai.

 

AG

 

 

 

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 07:10

 

Une colombe sur un fil

Attendait que le jour se lève.

Juste en dessous, maître Goupil

Déjà la dévorait en rêve.

 

Mais il fallait bondir très haut.

L’entreprise était périlleuse.

“Foin de cela !” dit le faraud,

Avec une moue orgueilleuse.

 

Il prit un élan magnifique,

Mais retomba – Paf ! – aussitôt,

Bredouille, sur un tas de briques

Qui lui fit grand mal au museau.

 

“Quel prodige ! dit l’emplumée.

Le loup, hier soir, ne fit pas mieux !

Dieu, que je me suis amusée

A vous voir dépités tous deux !

 

Si vous aviez été plus sages,

Vous auriez pris un escabeau !

Qui en eût souffert davantage,

Votre orgueil ou votre museau ?”

 

***

L’orgueil est mauvais conseiller,

Mieux vaut écouter la raison :

Si tu veux prendre du poisson,

Au lieu d’essayer de plonger,

Rentre plutôt à la maison

Et te fabrique un bon filet !

 

AG

 

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 07:28

 

-         Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger. Vous êtes monsieur Poucet ?

-         Alphonse Poucet, c’est moi. Qu’est-ce que vous voulez ?

-         Je me présente : Mademoiselle Neige, assistante sociale.

-         Assistante sociale ? Vous me paraissez bien jeune pour être assistante sociale !

-         Sans doute, mais vous connaissez le proverbe : “Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas …”

-         Je sais, je sais. C’est pas parce qu’on est pauvre qu’on est inculte ! Bon, pourquoi vous êtes là ?

-         Monsieur Poucet, il paraît que vous maltraitez vos enfants ?

-         Qui vous a dit ça ? Je parie que c’est cette vieille chouette de Mère Michel !

-         C’est elle en effet qui a téléphoné au bureau.

-         Et qu’est-ce qu’elle vous a dit ?

-         D’abord que c’est vous qui lui avez pris son chat et ensuite que vous avez essayé de perdre vos enfants dans la forêt ! Elle vous a vus !

-         Ah ! C’est donc ça ! Pour le chat, je ne dis pas, mais …

-         Je me fiche du chat, Monsieur Poucet ! Mais est-il vrai que vous avez voulu perdre vos enfants ? Répondez !

-         Ben, oui, c’est vrai. Même qu’il faudra qu’on recommence parce que ça a raté la première fois !

-         Quoi ? Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? C’est très grave !

-         Ben peut-être, mais moi je n’y peux rien !

-         Comment ça ?

-         Ben non. L’auteur a écrit le conte comme ça, on ne peut pas le changer ! Vous  l’avez lu, au moins, le conte, avant de venir ?

-         Heu, non. Je suis nommée seulement depuis hier.

-         Je comprends mieux ! … Tiens, tiens, voilà notre petit dernier ! Approche, mon petit, n’aie pas peur. Dis bonjour à la demoiselle.

-         Je n’ai pas peur. Bonjour Mademoiselle !

-         Bonjour. Comment t’appelles-tu ?

-         Lepetit, Mademoiselle.

-         Lepetit … c’est ton prénom ?

-         Ben oui. Lepetit Poucet. Et vous, je parie que vous vous appelez Blanche.

-         Mais oui. Comment as-tu deviné ?

-         Vous savez, Mademoiselle, ce n’est pas parce que je suis son père, mais ce petit-là est d’une intelligence supérieure et très en avance pour son âge ! Tout le monde le dit.

-         Dis-moi, Lepetit, je suis assistante sociale et …

-         Ne vous fatiguez pas, j’ai tout entendu. J’étais caché derrière la porte, une vieille habitude ... Laisse-nous, papa, si tu veux bien, j’ai à discuter avec Mademoiselle !

-         Bon, comme tu voudras, je vous laisse. Au revoir Mademoiselle.

-         Au revoir Monsieur Poucet ... Alors, Lepetit, qu’as-tu à me dire ?

-         Mademoiselle Neige, ne vous faites aucun souci, je vous assure que tout va s’arranger à la fin.

-         Ah bon ? Comment le sais-tu ?

-         Ben parce que j’ai lu le conte, tiens ! Alors, la fin, moi, je la connais ! Mais ne parlons plus de ça … Dites, je peux vous appeler Blanche ?

-         Mais bien sûr si cela te fait plaisir.

-         Vous êtes drôlement jolie ! Et vos cheveux, ce qu’ils sont beaux ! Ça vous dirait de venir prendre un café avec moi à la taverne de Peau d’Ane ? C’est juste après la clairière. Ça tombe bien, aujourd’hui, c’est le jour où elle fait des gâteaux ! Et puis après, si vous voulez, on pourra danser ! D’accord ?

PAN !

C’est le bruit que firent les cinq doigts de Blanche Neige sur la joue du petit effronté qui se sauva en courant sans demander son reste.

 

-         Quelle famille !

 

Telles furent les paroles définitives qu’elle prononça en quittant la maison.

 

AG

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 07:29

- Voilà, Monsieur le commissaire : j’étais tranquillement installé et je m’apprêtais à manger mon sandwich jambon beurre tout en fumant une cigarette, quand un individu est venu m’agresser sauvagement et … et …

- Bon, bon, calmez-vous, Monsieur. Tout d’abord, souhaitez-vous porter plainte ?

- Oui, Monsieur le commissaire.

- Quel est votre nom ?

- Lagneau, Prosper Lagneau.

- Age, profession ?

- Quarante ans, je travaille au ministère des finances.

- Bien. Connaissez-vous votre agresseur ?

- Si je le connais ? Je pense bien, c’est mon voisin, Richard Leloup !

- Et que s’est-il passé précisément ?

- Il m’a dit que la fumée de ma cigarette lui arrivait dans la figure ! C’était complètement faux ! La fenêtre juste à côté de moi était ouverte et il y avait un courant d’air qui la chassait toute dehors. La patronne du bar pourra vous le confirmer.

- Monsieur Leloup est votre voisin, dites-vous ?

- Oui, un drôle de type …

- Vous n’avez pas l’air de l’apprécier.

- Oh ! Non. Avec son gros 4x4, il fait peur à tout le monde.

- Avait-il des raisons de vous en vouloir ?

- Je ne pense pas … A moins que ce soit à cause du contrôle fiscal auquel j’ai fait procéder dans son entreprise la semaine dernière … Sa comptabilité, je ne vous en parle pas !

- Ce peut être un mobile en effet ... Et ensuite ?

- Il s’est jeté sur moi en vociférant et il a mangé tout mon sandwich !

 

 

AG

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 07:47



- Qu’apprends-je là, Perrette,

Tu renversas ton lait ?

J’ai lu dans la gazette

Un article bien fait

D’un certain La Fontaine

Qui nous fait le récit

De toutes tes fredaines.

Tu m’en vois bien marri !

 

- Hélas, mon cher époux,

La fable est véridique !

Battez-moi, voulez-vous

Je resterai stoïque !

 

- Te battre, moi ? Jamais ! 

Tu irais porter plainte,

Je perdrais le procès …

Pas cela, sois sans crainte !

 

- Alors, que ferez-vous ?

 

- Je te vois bien jolie,

Allons, embrassons-nous

Et faisons des folies !

 

-Vous m’en voyez d’accord !

 

-En toute confidence,

J’ai moi aussi des torts.

J’étais fou quand j’y pense !

Comme toi, j’ai rêvé :

J’ai perdu à la bourse

Quasiment la moitié

De l’argent pour les courses !

 

AG

 

Illustration Karl Girardet

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Bonjour Et Bienvenue !

  • : La Plume Bleue
  • : La Plume bleue est un blog de poèmes et nouvelles écrits simplement au fil des jours, de l'actualité, des événements de la vie. Vous y trouverez également des textes en "parlanjhe" poitevin. Bonne visite !
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Bonjour et bienvenue !

Alain GAUTRON    

 

 

Mon second blog :

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Fables et écrits courts

 

 

 

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dessin PG 01

 

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  "La prose de la vie nous permet de survivre.

Mais vivre, c'est vivre poétiquement."

 

Stéphane HESSEL

(Le chemin de l'espérance)

 

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couverture

 

70 fables en vers

illustrées de photos en noir et blanc

par Yveline  (yg86)

150 pages

 

Ed. : TheBookEdition

 

Dans la rubrique "Rechercher un livre"

taper : FABLES

 

 

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à Line


Rechercher


L'homme d'un seul livre,

comment peut-il être libre ?

 

 

"Que la jeunesse y prenne garde !

Qu'elle n'aliène jamais sa conscience au bénéfice d'un parti, d'une idéologie, d'un homme !"

André Frossard


"La pollution de la planète n'est qu'un reflet extérieur d'une pollution psychique intérieure, celle de millions d'individus inconscients qui ne prennent pas la responsabilité de leur vie intérieure." Eckhart Tolle

Aplumedor

Merci Line

 

 

gentillesse

 

Merci Sonya


 

Blog d'or
décerné par Lee Rony
le 30/07/09
Je le remercie
très chaleureusement.





Coeur de l'Amitié
Merci à
Bilitis
et Channig



Certificat
s
Merci à
Didier


certificat
prix-2010

Merci Emma

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Merci Sissi
plume bleue

PARLANGHE POITEVIN

 

 


L’imaginaire hameau de La Beurlandrie, de la non moins imaginaire commune de Taupignac, véritable petit « Cloche-Merle » du Poitou, nous livre ici tous ses secrets. Dans une suite de courtes histoires reliées un peu à la manière d’un roman, l’auteur nous raconte, dans une langue truculente, les dires, les faits et gestes, les espoirs et les déboires de La Jheanne, La Simoune, Le Bicognard, La Grimaude, le thiuré, Sébastien l’facteur, et pi bin d’autes…
Alain Gautron est né en 1948 et a passé toute son enfance à Charroux. Dans ses textes, il retrouve son parler familial, le poitevin méridional commun au sud-Civraisien (sud de la Vienne) et au Ruffécois (Charente poitevine). — Préface d’Yves Gargouil, maire de Charroux et vice-président du Conseiller général de la Vienne.
En fin d’ouvrage, Eric Nowak propose une petite étude sur la langue de l’auteur, et la resitue dans l’ensemble poitevin et saintongeais.

Editions PyréMonde juillet 2009

 

Vient de paraître :

 

 

Patois 01 Nowak

 

blason-Poitou-Charentes.jpg

Tour Charlemagne

Catégories

Merci de votre visite !

 

 

 

rose notes

 

 


DIFFERENCES


Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

Notre Histoire est un long voyage ...

Les peuples ont mêlé leur sang.

Aberration, ce "Pur Lignage",

Celui dont tu te dis l'enfant !

 

N'es-tu pas Celte ou  fils de Rome,

D'Afrique, berceau des Humains,

Etre cosmopolite en somme,

Riche de tes parents lointains ?

 

Rien ici-bas n'est étranger,

Et si la haine fait recette,

C'est que notre oeil est abonné ...

Au petit bout de la lorgnette !

 

Mille couleurs et  non l'unique

Font tout le charme d'un décor.

Pourrait-on parler de musique

S'il n'existait qu'un seul accord ?

 

Ce sang qui coule dans nos veines

Porte en lui tous les souvenirs

De la grande Famille Humaine

Et tant d'Amour qui veut grandir !

 

Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

AG

A bientôt !

 

oiseau de l'amitié

 

 


couronne noel








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Ferrat 03

 

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