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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 07:59

 

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Qu’il était beau, le jardin du père Lucas ! Situé au bout du village, attenant à sa petite maison, le long de la route, il faisait l’admiration des gens du voisinage.

Les plates-bandes tirées au cordeau regorgeaient de légumes, tous plus appétissants les uns que les autres : des choux gros comme des citrouilles, des carottes énormes, des salades tendres et savoureuses, des pommes de terre dont une seule suffisait à accompagner un plat, même pour une famille nombreuse ! Ce jardin était un enchantement.

 

Tous les samedis, Odette l’épouse de Lucas, installait son étal au bord de la route, sous un grand chêne, et les clients affluaient de partout. Les légumes du père Lucas jouissaient d’une grande réputation, d’autant qu’ils étaient cultivés de manière très naturelle, sans aucun produit chimique.

Odette et Lucas vivaient ainsi confortablement des revenus de leur production.

 

Mais quel travail, me direz-vous ! Pour obtenir de tels résultats, Lucas et Odette devaient consacrer tout leur temps au jardin...

 

Détrompez-vous ! Toute la semaine, hormis le samedi, Odette faisait du tricot et Lucas passait son temps à se promener dans la campagne, les mains dans les poches. Bien entendu, quand quelqu’un passait sur la route et qu’il se trouvait par hasard dans son jardin, il faisait mine de manier la bêche ou le râteau, mais c’était juste pour donner le change. Lucas ne faisait rien, rien de rien !

 

Il y avait là-dessous un mystère, vous vous en doutez, un secret que ni Lucas ni son épouse n’avaient envie de voir s’ébruiter...


Clic !

 

Si vous souhaitez connaître la suite.

 

 

 

Je vous remercie chaleureusement pour vos commentaires

et vos visites durant ma pause.

Amitiés

Alain


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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 08:55

 

 

L’écureuil n’alla pas très loin. Juste comme Isabelle se penchait pour l’attraper, il revint vers elle et lui sauta dans les bras en tenant entre ses dents une petite châtaigne toute luisante qu’il lui tendit.

« Oh ! Merci, Nois… »

Mais la fillette n’eut pas le loisir de terminer sa phrase. Une petite voix, venant on ne sait d’où, murmurait son prénom :

« Isabelle ! Isabelle ! »

Isabelle regarda de tous côtés mais ne vit rien. La voix poursuivit :

« Isabelle ! Je suis là, n’aie pas peur ! »

Terrorisée, la fillette ne répondit rien, puis se risqua enfin à demander :

« Qui… qui êtes-vous ?

-Je suis la Galipote, tu sais, le monstre horrible dont tout le monde parle. C’est vrai, je suis affreuse, mais je ne suis pas méchante. Tu vois le gros chêne creux, là, tout près ? Je suis cachée à l’intérieur. Je vais sortir. Tu n’auras pas peur ?

-Non, non… Madame… balbutia Isabelle.

-Alors je sors ! »

Malgré les paroles rassurantes de la Galipote, Isabelle ne put réprimer une grimace et un mouvement de recul en la voyant. L’être qui se tenait devant elle ressemblait à un énorme lézard vert portant sur le dos deux ailes de chauve-souris et pourvu d’une tête de griffon au bec acéré.

« Je t’avais prévenue, je ne suis pas belle à voir !

-Oh ! Non, Madame, répondit la fillette que commençait tout de même à rassurer la voix douce du monstre.

-Tu es perdue dans cette immense forêt, n’est-ce pas ?

-Oui, Madame.

-Monte sur mon dos, je vais te ramener chez toi ! »

Non sans un certain dégoût, Isabelle, tenant serré contre elle son petit écureuil, monta à califourchon sur le dos de la Galipote. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle se retrouva dans les airs, et l’instant d’après ses pieds touchaient terre dans une prairie, en vue de sa maison.

« Merci, Madame ! » cria-t-elle au monstre en courant vers son logis. 

Avant de franchir la porte du jardin, elle se retourna une dernière fois, mais quelle ne fut pas sa surprise : l’horrible créature avait disparu ! A sa place se tenait une très belle dame à la longue chevelure et vêtue d’une robe d’azur constellée d’étoiles scintillantes. La dame adressa à Isabelle un petit signe de la main, lui sourit puis disparut dans un éclair aveuglant.

Isabelle en resta médusée sur place. Ce qu’elle ignorait, c’est que la Galipote était en réalité une bonne fée à qui un sort avait été jeté. L’action charitable qu’elle venait d’accomplir en sauvant Isabelle l’en avait délivrée et lui avait rendu son apparence première.

 

 

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« Isabelle ! Isabelle ! Mais où étais-tu ? Nous te cherchions partout ! »

La fillette sursauta. C’étaient ses parents qui accouraient vers elle à grands cris.

Elle se jeta dans leurs bras.

« Où étais-tu, Isabelle ? Tu nous as fait une de ces peurs !  » dit sa mère en pleurant.

Isabelle raconta entre deux sanglots, la raison de son escapade dans la forêt, sa crainte que Noisette soit tué ou blessé, le dragon devenu une belle dame et son regret d’avoir fait de la peine à son papa et à sa maman. Elle promit qu’elle ne recommencerait plus.

« Viens à la maison, lui dit son père, essuie tes larmes ! Tout finit bien, c’est l’essentiel, mais ne refais jamais une chose pareille ! Allons, après  toutes ces émotions, que dirais-tu d’un bon chocolat chaud ? »

Isabelle sourit au travers de ses pleurs. Tous trois entrèrent dans la maison.

Noisette, lui, durant la discussion, avait sauté des bras d’Isabelle et dévorait avec appétit les gâteaux qui l’attendaient à la fenêtre de la chambre de la fillette.

Isabelle lui a fait promettre de ne plus retourner dans la forêt. Elle a lu dans ses petits yeux qu’il avait compris.

Et la vie a repris son cours tranquille. Isabelle et Noisette sont restés les meilleurs amis du monde et ni l’un ni l’autre n’a trahi sa promesse.

Bien sûr, Isabelle rencontre encore parfois la bonne fée à la robe d’azur, mais seulement dans ses beaux rêves !

 

Quant à moi, j’ai marché sur la queue d’une souris, et mon conte est fini !

 

AG

 

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Et quelques jours de  :

 

PAUSE0002

 

Amitiés

 

Alain

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:25

 

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Isabelle habitait avec ses parents une jolie petite maison à l’orée d’une vaste forêt. Son père était bûcheron et sa mère couturière. Isabelle avait six ans. Elle était intelligente, vive, toujours joyeuse et, par-dessus tout, elle adorait les animaux.

Elle avait apprivoisé un petit écureuil : Noisette, c’était le nom qu’elle lui avait donné. Le petit animal ne manquait jamais de venir chaque matin à sa fenêtre manger les délicieux gâteaux que la fillette confectionnait à son intention. Tous les matins, c’était la fête !

« Regarde, Maman, comme il est mignon ! Il a de toutes petites mains ! » disait-elle.

 

Or un matin, Noisette ne vint pas. Isabelle l’attendit, l’attendit, mais en pure perte. Elle eut beau l’appeler encore et encore, l’écureuil ne donna aucun signe de vie. Folle d’inquiétude, et sans avoir pris la peine d’en avertir ses parents, elle se mit à courir en direction de la forêt. Noisette ne pouvait être que là ! Mais que lui était-il arrivé ?

La forêt recèle une foule de dangers, son père et sa mère le lui répétaient souvent, et puis surtout il y avait la Galipote, un horrible monstre dont tout le monde parlait et qui vivait là…

Mais Isabelle à cet instant n’avait qu’une idée en tête : retrouver son petit compagnon !

Elle s’avança résolument dans le sous-bois baigné de brume. Les branches mortes craquaient sous ses pas. Le soleil dardait ses premiers rayons au travers du feuillage. Une odeur de champignon s’élevait de la terre humide de rosée.

« Noisette ! Noisette ! Où es-tu ? »

Un geai, dérangé par le bruit, la frôla de son aile en poussant son cri perçant. Isabelle sursauta. Dans un fourré tout proche, il y eut comme un bruit de feuilles froissées. La fillette pressa le pas, marchant toujours au hasard. Elle arriva bientôt dans une clairière et soudain s’arrêta net.

Il lui semblait entendre un petit cri, comme une plainte dans les hautes herbes. Elle se pencha et, sous une touffe de fougères, découvrit Noisette, la patte prise dans un collet. Il gémissait en essayant vainement de se dégager. Avec mille précautions, Isabelle desserra le nœud et prit son petit ami sur son cœur. L’écureuil n’était pas blessé, il avait juste la patte endolorie. Quelle joie de l’avoir retrouvé ! Il y en eut des rires et des caresses !

« Maintenant, il faut rentrer à la maison, lui dit Isabelle, papa et maman s’inquiètent peut-être. Voyons, où suis-je passée pour venir jusqu’ici ? »

Mais tous les arbres se ressemblaient. Cette clairière était immense !

Soudain, Isabelle se souvint de la Galipote. Elle serra d’autant plus fort Noisette sur sa poitrine. Dans quelle direction aller ? Il fallait se rendre à l’évidence : elle s’était bel et bien égarée ! Une grosse larme roula sur sa joue. C’est alors qu’elle ressentit une impression étrange : on aurait dit que quelqu’un ou quelque chose l’observait !

Elle se retourna vivement et Noisette en profita pour s’échapper.

 

Fin de la première partie

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 10:43

 

bredele

 

On était à la mi-décembre. Une épaisse couche de neige recouvrait les toits des maisons à colombages. Dans sa cuisine, une maman alsacienne confectionnait avec son petit garçon les délicieux petits gâteaux de Noël, les bredele. A l’aide d’emporte-pièce, tous deux découpaient dans la pâte des lunes, des étoiles, des anges, des sapins que la maman mettait ensuite au four non sans les avoir enduits de jaune d’œuf afin qu’ils soient meilleurs et bien dorés. Il fallait en faire une grande quantité afin d’en offrir à la famille et aux amis, ainsi que le veut la tradition. Dans la maison flottait un délicieux parfum de cannelle.

Alors que la maman sortait une fournée de la cuisinière, un petit sapin tout chaud tomba sur le parquet sans qu’elle s’en aperçoive. Aussitôt, comme le petit garçon de pain d’épice dont il connaissait sans doute l’histoire, le petit sapin, prenant son pied à son cou, sortit de la cuisine, dévala l’escalier et, passant par la chatière, se retrouva dans la rue.

Quel changement ! Pensez, lui qui sortait du four, se retrouver dans la neige ! Mais il ne se découragea pas et, l’effet de surprise passé, continua à courir, courir, tant et si bien qu’il se retrouva à la sortie du village, à la lisière de la forêt.

Qu’ils étaient beaux, ces grands sapins parés de leur fourrure blanche ! Le petit sapin s’était arrêté pour les admirer quand l’un d’eux lui dit en se penchant, mais pas trop, pour ne pas faire tomber sur lui une avalanche de neige :

-Que fais-tu ici, petit frère ? Tu vas prendre froid !

-Je ne sais pas, répondit le petit sapin. Je suis venu en courant et …

-Si tu restes ici, je ne donne pas cher de toi. Que vas-tu faire ?

C’est alors qu’un vieux mélèze beaucoup plus haut que les autres prit la parole :

-J’aperçois là-bas au loin sur la route le grand Saint Nicolas qui fait sa tournée des villages. Cours vite lui demander conseil ! Lui pourra certainement t’aider !

Le petit sapin ne se fit pas prier. De loin, les grands arbres virent Saint Nicolas s’arrêter pour l’écouter. Que se dirent-ils ? Nul ne le saura jamais.

Toujours est-il que le lendemain matin, un jeune et beau sapin se dressait sur le bord de la route. Ses branches étaient recouvertes, comme celles de ses congénères,  d’une belle couche blanche, mais qui se serait approché aurait découvert qu’il s’agissait de sucre glace, et que les étoiles, lunes, anges, sapins  accrochés dans ses branches étaient des petits gâteaux parfumés à la cannelle.

Le grand Saint Nicolas l’avait planté là pour que les pauvres eux aussi aient leurs gâteaux de Noël !

 

AG

 

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images Wikipédia

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 07:58
Il était une fois ...

 

Au milieu d’un grand bois se dressait un pommier.

Un jeune chevalier qui courait l’aventure,

Attacha son cheval à l’arbre hospitalier,

Séduit par les beaux fruits qui paraient sa ramure.

 

Ayant croqué l’un d’eux, il songeait à dormir,

Quand du fond des fourrés lui parvint grand tapage.

“Tu as croqué la pomme, alors tu dois mourir !”

Hurlait, venant vers lui, un homme à l’air sauvage.

 

“Que me chantes-tu là, répliqua le jeune homme,

Je n’ai point peur de toi malgré ton air affreux.

Tiens, voici un écu pour te payer la pomme ! ”

L’autre avançait toujours, menaçant et furieux,

 

Brandissant une hache et courant de plus belle.

Le jeune chevalier de côté fit un saut,

L’autre dans son élan, répandit sa cervelle

Sur le tronc du pommier, expirant aussitôt.

 

C’est alors qu’apparut, sortant on ne sait d’où,

Toute de blanc vêtue, une belle princesse.

“Merci beau chevalier, et que le sort m’est doux

De céans vous trouver en ce jour de liesse !

 

―De quel jour parlez-vous ?

                            ―Mais de mon mariage

Avec l’homme de cœur qui m’a su délivrer !

On me l’avait prédit, je le tiens d’un vieux mage.

―C’est que je ne veux point encor’ me marier !

 

J’ignore votre nom, vous ignorez le mien,

Il n’est que dans les contes où l’on fait de la sorte !

―Oh ! Le cruel affront ! Moi qui veux votre bien !

Après un tel refus, je voudrais être morte !

 

―Voyons, ne pleurez pas, cherchons plutôt ensemble

Quelque auberge alentour où prendre du repos.

Montez sur mon cheval. Allons, votre main tremble !

Et ne m’en veuillez pas de mon susdit propos.

 

Je me nomme Prudent et suis d’un caractère,

Ayant fort médité tous les auteurs anciens,

A bien penser les choses avant que de les faire.

La précipitation n’engendre rien de bien.

 

Mais parlez-moi de vous. Que faisiez-vous aux mains

De ce monstre hideux, loin de votre famille ?

Fûtes-vous enlevée par quelques spadassins ?

―Vous avez deviné, lui répondit la fille.

 

Ils demandent rançon auprès du roi mon père.

Mon nom est Violette, et les voilà partis

Le voir en son château, me laissant au cerbère.

Mais ils vont revenir, vite, fuyons d’ici !

 

―Voilà qui change tout ! Attendons-les plutôt.

Princesse, cachez-vous, les voici qui approchent.”

Dix forbans arrivaient. Il leur cria bien haut :

“Approchez, mécréants, venez qu’on vous embroche !”

 

Tel un lion fondant sur la faible gazelle,

Il les pourfendit tous et leur prit la rançon.

Puis, fringant et joyeux, héla la demoiselle.

Mais la pauvre en était tombée en pamoison.

 

Que faire en cet instant ? Comment la ranimer,

Redonner à ses joues les couleurs de la vie ?

Il la prit dans ses bras, lui donna un baiser,

Elle entrouvrit les yeux, le lui rendit, ravie.

 

Tous deux le cœur en feu, s’en furent au château.

Prudent remit au roi l’argent et la princesse.

On le remercia, le couvrit de cadeaux,

Pourtant une question le tourmentait sans cesse :

 

Lui, le fin raisonneur, ne comprenait pourquoi

Violette était partout, il ne voyait plus qu’elle !

Aussi demanda-t-il une audience au roi

Qui pour femme accepta de lui donner la belle.

 

Et les deux amoureux connurent le bonheur,

Mais Prudent se demande, on le comprend en somme,

Quelle est donc la raison qui a conduit l’auteur

A mêler à ce conte une histoire de pomme !

 

AG

 

photo YG

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:01

La petite souris qui n’aimait pas le fromage

 

Il était une fois Zézette, une petite souris qui n’aimait pas le fromage. Zézette était bien malheureuse, car partout on se moquait d’elle. Surtout à l’école, au moment du repas de midi. Chaque fois qu’il y avait du fromage au menu, et il y en avait tous les jours, sa maman lui donnait des cornichons. Car Zézette adorait les cornichons !

Mais elle n’osait pas les manger devant tout le monde. Alors, pendant la récréation, elle se cachait dans un coin de la cour et dévorait en hâte son mets préféré.

Personne ne s’en aperçut tout de suite, mais à force de manger des cornichons, Zézette changeait  peu à peu de couleur. Elle devenait de plus en plus verte !

Au point qu’un jour, la maîtresse lui a dit :

 

 - Zézette, que t’arrive-t-il ? Tu es toute verte, tu es malade ?

 

Il n’en fallait pas davantage pour que redoublent les ennuis de la pauvre Zézette. A dater de ce jour, les autres élèves la baptisèrent Verdure ! Personne ne voulait jouer avec elle.

Chaque soir, elle rentrait de l’école en larmes, et sa mère ne savait comment la consoler. Elle lui disait bien qu’elle était la plus belle, qu’elle l’aimait plus que tout, et que le vert lui allait très bien, mais rien n’y faisait. Zézette était triste du matin au soir, au point qu’elle tomba malade et attrapa la grippe.

 

Pendant ce temps, à l’école, il se passait des choses étranges. Les souris, à force de manger du fromage, toujours le même – c’était de l’emmenthal – prenaient une drôle de couleur jaune, au point que, quand Zézette fut guérie et revint en classe, elle ne put s’empêcher de leur dire :

 

- Mais vous êtes toutes jaunes !

 

Elles ne s’en étaient pas aperçues. Ce fut un vrai choc, d’autant plus que ce même jour arrivèrent à l’école des enfants de commerçants forains. Les uns étaient rouges parce qu’ils mangeaient beaucoup de fraises, les autres marron parce qu’ils se nourrissaient uniquement de chocolat, d’autres encore étaient bleus, je ne sais pour quelle raison … enfin il y avait ce jour-là à l’école des souris de toutes les couleurs !

 

La maîtresse les fit sortir en récréation et leur donna un joli ballon multicolore.

Après un temps d’hésitation, toutes les souris se mirent à jouer ensemble. La maîtresse les félicita et leur dit que la couleur n’avait pas d’importance, que, au contraire, c’était beaucoup plus joli comme ça. De plus, les unes et les autres pouvaient s’apprendre des jeux nouveaux. Elles étaient toutes des souris, toutes différentes, mais au fond toutes pareilles. Et puis jouer ensemble, c’est bien plus amusant que de se moquer les unes des autres !

Depuis ce jour, Zézette a plein de copines … de toutes les couleurs !

 

AG

 

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 08:19

Pour répondre à l'amicale et plaisante sollicitation de Liedich ( écrire trois histoires et deux contes pour enfants ! ), voici un premier conte. La suite viendra au fil de l'inspiration, enfin j'espère ...

Maurice est coléreux

 

Il était une fois un petit ourson qui s’appelait Maurice. Il vivait avec ses parents dans une grande et belle maison, au milieu d’un grand et beau jardin.

Maurice était très beau, très intelligent, mais il avait un gros défaut : il se mettait très souvent en colère.

Pour un oui, pour un non, il devenait tout rouge, trépignait, poussait des cris affreux, se roulait par terre, au grand désespoir de ses parents.

Un jour, il refusait de s’habiller ou de donner la main dans la rue, un autre jour de mettre sa casquette ou de se brosser les dents. En fait, Maurice disait toujours : Non !

 

- Mon petit Maurice, descends du toboggan, il est très tard, il faut rentrer à la maison ! Lui disait gentiment Maman ours.

- Non !

- Maurice, va faire ta toilette !

- Non !

- Maurice, veux-tu, s’il te plaît, mettre le couvert ?

- Non !

 

Un jour que pour se mettre à table, il refusait d’enlever son gros manteau d’hiver, Maurice fit une colère si terrible que Papa ours l’envoya dans sa chambre.

Une fois la porte refermée, Maurice se mit à hurler de plus belle, bousculant ses jouets, renversant ses peluches dans un vacarme épouvantable.

 

C’est alors que quelque chose d’incroyable se produisit. La très grosse colère de Maurice se transforma en une très grosse bête noire qui se mit à voler de-ci de-là dans la chambre comme un très gros nuage, avec des yeux rouges et une énorme  bouche. Elle ne faisait pas de bruit, elle était là simplement qui planait dans l’air. On aurait dit un gros ballon.

Maurice eut peur et fut si surpris qu’il s’arrêta un instant de crier, mais l’habitude était trop forte. Il se remit aussitôt à hurler et à taper des pieds encore plus qu’avant.

Quelle ne fut pas alors sa surprise de voir que, chaque fois qu’il poussait un cri, la bête noire croquait l’un de ses jouets préférés !

 

Son camion de pompiers, crac et crac !

Sa belle toupie rouge, crac et crac !

Son établi avec ses outils, crac et crac  ! Son …

 

Maurice, je l’ai dit, était très intelligent. Il eut vite fait de comprendre ce qui se passait,  tout juste à temps, avant que la bête ne dévore … Toto, sa peluche adorée !

Tout s’arrêta alors d’un seul coup. Maurice ne criait plus, la bête était immobile, comme suspendue en l’air au milieu de la chambre. On aurait dit qu’elle s’était soudain endormie.

Maurice aussi avait un peu sommeil maintenant, il était fatigué et puis il avait très chaud sous son gros manteau ! Il allait fermer les yeux quand il aperçut quelqu’un assis en face de lui. Il se frotta les yeux.

C’était une belle dame qui lui souriait. Elle était vêtue d’une longue robe bleue où scintillaient des milliers d’étoiles et portait dans ses cheveux blonds un diadème étincelant.

 

- Bonjour Maurice, ça va ?

- Ben …

- Ne t’inquiète pas, je suis une gentille fée, je m’appelle Azur. Tu m’as l’air tout triste.

- Ben, la bête, elle a … elle a … mangé mes jouets …

- Oui, et sais-tu pourquoi, Maurice ?

- Je sais pas.

- Réfléchis bien.

- Parce que … je me suis mis … en colère …

- Oui, c’est ça. Et tu veux que la bête reste dans ta chambre ?

- Oh ! Non, madame !

- Bon, alors écoute-moi, je vais lui parler, à la bête. Au fond, tu sais, elle n’est pas méchante. Voilà : si tu me promets de ne plus te mettre en colère comme tu le fais, je vais lui demander de te rendre tes jouets et de retourner gentiment chez elle. D’accord, tu promets ?

- Oui, madame, je promets.

- Bien vrai ?

- Bien vrai !

- Bon. Ferme les yeux !

 

Quand Maurice a rouvert les yeux, il était seul dans sa chambre. Tous ses jouets avaient repris leur place, comme par magie.

Vite, il a enlevé son manteau et demandé à ses parents s’il pouvait revenir à table.

Depuis ce jour, Maurice ne fait plus de colères. Il est devenu très poli, et même si parfois, il a encore envie de trépigner, il songe au vilain monstre noir qui pourrait bien revenir dévorer ses jouets !

 

AG

 

image flickr
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Bonjour Et Bienvenue !

  • : La Plume Bleue
  • : La Plume bleue est un blog de poèmes et nouvelles écrits simplement au fil des jours, de l'actualité, des événements de la vie. Vous y trouverez également des textes en "parlanjhe" poitevin. Bonne visite !
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Bonjour et bienvenue !

Alain GAUTRON    

 

 

Mon second blog :

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Fables et écrits courts

 

 

 

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dessin PG 01

 

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  "La prose de la vie nous permet de survivre.

Mais vivre, c'est vivre poétiquement."

 

Stéphane HESSEL

(Le chemin de l'espérance)

 

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couverture

 

70 fables en vers

illustrées de photos en noir et blanc

par Yveline  (yg86)

150 pages

 

Ed. : TheBookEdition

 

Dans la rubrique "Rechercher un livre"

taper : FABLES

 

 

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à Line


Rechercher


L'homme d'un seul livre,

comment peut-il être libre ?

 

 

"Que la jeunesse y prenne garde !

Qu'elle n'aliène jamais sa conscience au bénéfice d'un parti, d'une idéologie, d'un homme !"

André Frossard


"La pollution de la planète n'est qu'un reflet extérieur d'une pollution psychique intérieure, celle de millions d'individus inconscients qui ne prennent pas la responsabilité de leur vie intérieure." Eckhart Tolle

Aplumedor

Merci Line

 

 

gentillesse

 

Merci Sonya


 

Blog d'or
décerné par Lee Rony
le 30/07/09
Je le remercie
très chaleureusement.





Coeur de l'Amitié
Merci à
Bilitis
et Channig



Certificat
s
Merci à
Didier


certificat
prix-2010

Merci Emma

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Merci Sissi
plume bleue

PARLANGHE POITEVIN

 

 


L’imaginaire hameau de La Beurlandrie, de la non moins imaginaire commune de Taupignac, véritable petit « Cloche-Merle » du Poitou, nous livre ici tous ses secrets. Dans une suite de courtes histoires reliées un peu à la manière d’un roman, l’auteur nous raconte, dans une langue truculente, les dires, les faits et gestes, les espoirs et les déboires de La Jheanne, La Simoune, Le Bicognard, La Grimaude, le thiuré, Sébastien l’facteur, et pi bin d’autes…
Alain Gautron est né en 1948 et a passé toute son enfance à Charroux. Dans ses textes, il retrouve son parler familial, le poitevin méridional commun au sud-Civraisien (sud de la Vienne) et au Ruffécois (Charente poitevine). — Préface d’Yves Gargouil, maire de Charroux et vice-président du Conseiller général de la Vienne.
En fin d’ouvrage, Eric Nowak propose une petite étude sur la langue de l’auteur, et la resitue dans l’ensemble poitevin et saintongeais.

Editions PyréMonde juillet 2009

 

Vient de paraître :

 

 

Patois 01 Nowak

 

blason-Poitou-Charentes.jpg

Tour Charlemagne

Catégories

Merci de votre visite !

 

 

 

rose notes

 

 


DIFFERENCES


Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

Notre Histoire est un long voyage ...

Les peuples ont mêlé leur sang.

Aberration, ce "Pur Lignage",

Celui dont tu te dis l'enfant !

 

N'es-tu pas Celte ou  fils de Rome,

D'Afrique, berceau des Humains,

Etre cosmopolite en somme,

Riche de tes parents lointains ?

 

Rien ici-bas n'est étranger,

Et si la haine fait recette,

C'est que notre oeil est abonné ...

Au petit bout de la lorgnette !

 

Mille couleurs et  non l'unique

Font tout le charme d'un décor.

Pourrait-on parler de musique

S'il n'existait qu'un seul accord ?

 

Ce sang qui coule dans nos veines

Porte en lui tous les souvenirs

De la grande Famille Humaine

Et tant d'Amour qui veut grandir !

 

Toi qui repousses l'étranger,

A son encontre qui fulmines,

Pourrais-tu, plutôt que juger,

Considérer tes origines ?

 

AG

A bientôt !

 

oiseau de l'amitié

 

 


couronne noel








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Ferrat 03

 

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